NOWGAME · LE VERDICT DE LA PRESSE
Avec Resonance: A Plague Tale Legacy, Asobo Studio prend un risque considérable : laisser Amicia et Hugo de côté, placer Sophia au premier plan et transformer une série largement associée à l'infiltration en véritable aventure d'action. La presse apprécie globalement cette nouvelle direction, mais le consensus est nettement moins homogène que pour les précédents épisodes.
Resonance: A Plague Tale Legacy se déroule quinze ans avant les événements de Requiem et raconte la jeunesse de Sophia, alors qu'elle cherche à comprendre les secrets liés à son passé et à l'énigmatique île du Minotaure.
Pour cette préquelle, Asobo abandonne en partie la formule qui avait défini Innocence et Requiem : moins de fuite permanente, davantage de combats directs, des énigmes environnementales plus présentes et une structure qui rappelle régulièrement Tomb Raider ou Uncharted.
CONSENSUS PS5 · 43 CRITIQUES NOTÉES
Une nouvelle direction convaincante, mais loin de faire l'unanimité
La presse salue principalement Sophia, l'univers méditerranéen, la mise en scène, les puzzles et l'ambition d'Asobo. Les avis sont en revanche beaucoup plus partagés sur les combats, le rythme et la perte d'une partie de l'identité qui caractérisait Innocence et Requiem.
CE QUI FAIT MOUCHE
Sophia et l'île du Minotaure
La nouvelle héroïne, la mythologie grecque, les décors méditerranéens et la qualité de la mise en scène offrent à Resonance une personnalité suffisamment forte pour exister sans Amicia et Hugo.
CE QUI BLOQUE
Des combats très discutés
Certains médias voient dans le corps-à-corps une excellente évolution de la série. D'autres le trouvent trop simple, répétitif ou maladroit pour supporter une place aussi importante dans l'aventure.
LE PREMIER PARI D'ASOBO ÉTAIT AUSSI LE PLUS RISQUÉ
SOPHIA PARVIENT À PORTER A PLAGUE TALE SANS AMICIA ET HUGO
Lorsqu'un univers est aussi étroitement associé à ses protagonistes que A Plague Tale pouvait l'être à Amicia et Hugo, changer complètement de personnage principal constitue forcément un pari.
Pourtant, Sophia fait partie des éléments les plus régulièrement salués par les critiques.
Digital Chumps considère notamment son parcours comme particulièrement émotionnel, tandis que Game Informer retient une héroïne charismatique au cœur d'une aventure aussi personnelle que tragique.
LE NOUVEAU VISAGE DE LA SAGA
Sophia
Sa personnalité plus offensive influence directement le gameplay. Là où Amicia cherchait souvent à éviter la confrontation, Sophia manie lame et dague et possède une manière beaucoup plus frontale de résoudre les situations dangereuses.
Ce changement permet surtout à Asobo d'éviter de refaire exactement la même aventure avec de nouveaux personnages.
Plusieurs tests considèrent même Resonance comme suffisamment autonome pour fonctionner auprès des joueurs qui n'ont jamais terminé Innocence ou Requiem.
C'EST AUSSI LÀ QUE LA PRESSE COMMENCE À SE DIVISER
LE PASSAGE DE L'INFILTRATION À L'ACTION CHANGE PROFONDÉMENT LA FORMULE
La transformation la plus importante concerne évidemment le gameplay.
Resonance conserve certaines phases d'infiltration et de fuite, mais le combat direct occupe désormais une place beaucoup plus importante.
Sophia peut parer, esquiver et enchaîner des attaques, avec un système pensé pour proposer des affrontements beaucoup plus physiques que dans les deux précédents épisodes.
+
POUR CERTAINS
Une vraie évolution
GamePro, Pure Xbox ou GamesRadar considèrent que cette approche rend l'aventure plus dynamique et offre enfin à la série un système de combat réellement satisfaisant.
≈
POUR D'AUTRES
Trop peu profond
Areajugones, IGN Italia ou Wccftech regrettent au contraire un système assez simple qui finit par manquer de variété.
!
LE RISQUE
Perdre son identité
Plusieurs critiques se demandent si cette évolution vers l'action-aventure ne rapproche pas trop la série de productions comme Uncharted ou Tomb Raider.
La divergence est intéressante, car elle explique en grande partie l'écart entre les notes très élevées et les évaluations autour de 6 ou 7/10.
EN REVANCHE, LE NOUVEAU TERRAIN DE JEU SÉDUIT PRESQUE TOUT LE MONDE
L'ÎLE DU MINOTAURE DONNE UN NOUVEAU SOUFFLE À L'UNIVERS
Resonance délaisse une grande partie de l'imagerie médiévale française qui avait marqué les premiers jeux pour partir vers des environnements méditerranéens et les vestiges d'une ancienne civilisation.
Le récit mélange le Moyen Âge, la civilisation minoenne et le mythe du Minotaure, tout en établissant progressivement de nouveaux liens avec la Macula.
Focus et Asobo confirment d'ailleurs que l'aventure contient un récit parallèle situé à l'époque minoenne, destiné à apporter un nouvel éclairage sur les origines de cet élément central de la mythologie A Plague Tale.
LE GRAND CHANGEMENT DE DÉCOR
L'île du Minotaure
Littoraux méditerranéens, temples oubliés, cavernes et labyrinthes permettent à Asobo de conserver son goût pour les environnements spectaculaires tout en abandonnant volontairement plusieurs images devenues emblématiques de la série.
LE DEUXIÈME PILIER DU NOUVEAU GAMEPLAY
LES ÉNIGMES PRENNENT UNE PLACE BEAUCOUP PLUS IMPORTANTE
L'autre transformation majeure vient de l'exploration.
Les temples et ruines sont remplis d'énigmes environnementales, souvent basées sur la lumière, le déplacement dans l'espace et l'observation des lieux.
Ici encore, le consensus n'est pas absolu, mais les retours sont globalement plus positifs que pour le combat.
GamesRadar, Xbox Achievements ou The Games Machine mettent notamment en avant des puzzles capables d'apporter une vraie variété à l'aventure.
UNE RÉSERVE QUI REVIENT
Certaines énigmes finissent par casser le rythme
Plusieurs critiques apprécient leur conception mais estiment qu'Asobo en utilise parfois trop. Les puzzles basés sur la manipulation de lumière reviennent notamment régulièrement parmi les éléments jugés répétitifs.
ASOBO IMPRESSIONNE ENCORE VISUELLEMENT, MAIS PAS PARTOUT DE LA MÊME MANIÈRE
LA DIRECTION ARTISTIQUE FAIT L'UNANIMITÉ, LES PERFORMANCES BEAUCOUP MOINS
Sur un point, les critiques sont particulièrement proches : Resonance est superbe.
Les décors, les animations faciales, la lumière, les cinématiques et la direction artistique sont régulièrement cités parmi les réussites du jeu.
La bande originale d'Olivier Derivière, déjà compositeur d'Innocence et Requiem, reçoit elle aussi de nombreux compliments.
Mais la situation technique varie suivant les versions. Sur PS5, Push Square dénonce notamment un framerate particulièrement problématique, tandis que sur PC, PCGamesN signale des problèmes de performances capables de casser l'immersion et parfois de provoquer un redémarrage.
LA DURÉE DÉPEND FORTEMENT DE LA FAÇON DE JOUER
UNE AVENTURE QUI PEUT ALLER D'UNE DIZAINE À UNE VINGTAINE D'HEURES
Les estimations des testeurs varient sensiblement.
Gamer.no indique avoir terminé l'histoire en un peu plus de 10 heures, tandis que Noisy Pixel évoque une aventure proche des 20 heures.
Cette différence s'explique vraisemblablement par le temps consacré à l'exploration, aux puzzles et aux différents niveaux de difficulté.
PAS UN JEU À RALLONGE
Une aventure volontairement linéaire
Resonance reste fidèle à la philosophie narrative d'Asobo : une progression très encadrée et sans monde ouvert. Cette structure permet de maintenir la mise en scène, mais certaines critiques lui reprochent également une exploration parfois trop dirigiste.
DE 60 À 95 : LES ÉCARTS SONT BIEN PLUS IMPORTANTS QUE LE METASCORE NE LE LAISSE PENSER
LE RADAR DE LA PRESSE
95
PlayStation Universe
Une histoire émotionnelle, d'excellents combats, une exploration réussie et des puzzles convaincants : l'un des avis les plus enthousiastes du panel PS5.
90
TheSixthAxis
Une excellente aventure portée par une histoire bien interprétée, davantage d'action et une utilisation particulièrement efficace du mythe du Minotaure.
88
GamePro
Le média considère que Resonance conserve les forces narratives de la saga tout en proposant enfin un gameplay capable de véritablement les accompagner.
80
IGN Spain
Un changement de direction vers l'action jugé réussi, avec un monde séduisant, de bons puzzles et des combats fluides.
70
Gamekult
Une aventure méditerranéenne visuellement impressionnante et bien écrite, mais retenue par ses combats et quelques systèmes jugés superflus.
60
IGN
Les nouvelles idées sont appréciées, mais la rédaction trouve l'histoire de Sophia moins forte, les combats trop répétitifs et les puzzles lumineux insuffisamment stimulants.
Cette amplitude illustre très bien la réception du jeu.
Resonance ne semble pas être une expérience médiocre qui obtiendrait simplement des notes moyennes partout. Au contraire, certains médias le placent parmi les meilleures productions d'Asobo tandis que d'autres considèrent que le studio s'est éloigné de ce qui rendait A Plague Tale unique.
CE QUI RESSORT LE PLUS DES CRITIQUES
LE CONSENSUS EN UN COUP D'ŒIL
LA PRESSE AIME
Sophia, capable de porter sa propre aventure.
L'île du Minotaure et sa direction artistique.
La mythologie grecque intelligemment intégrée à l'univers.
Les puzzles et l'exploration, plus présents qu'auparavant.
La mise en scène et les prestations des personnages.
La bande originale d'Olivier Derivière.
CE QUI RETIENT LE JEU
Des combats qui divisent fortement.
Une certaine répétitivité dans l'action et certains puzzles.
Une structure parfois trop dirigiste.
Des problèmes de performances signalés sur certaines versions.
Une histoire que certains trouvent moins puissante que celle d'Amicia et Hugo.
Une identité qui se rapproche parfois trop d'Uncharted ou Tomb Raider.
FAUT-IL AVOIR JOUÉ AUX DEUX PREMIERS A PLAGUE TALE ?
RESONANCE SEMBLE AUSSI FONCTIONNER COMME PORTE D'ENTRÉE DANS L'UNIVERS
Plusieurs critiques insistent sur ce point : connaître Innocence et Requiem enrichit certaines connexions, mais n'est pas indispensable pour comprendre l'histoire de Sophia.
Sa position de préquelle et son changement de protagoniste permettent à Resonance de fonctionner comme une aventure relativement autonome.
Et paradoxalement, les joueurs qui n'avaient pas accroché à l'importance de l'infiltration dans les précédents titres pourraient même trouver cette nouvelle approche plus accessible.
DISPONIBLE DÈS LE LANCEMENT
Xbox Game Pass
Resonance: A Plague Tale Legacy sort le 27 août 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC. Il rejoint également le Xbox Game Pass dès le premier jour et prend en charge Xbox Play Anywhere.
À GARDER EN TÊTE
Le 79 PS5 repose déjà sur 43 critiques notées
Le score possède donc un échantillon suffisamment important pour donner une image solide du consensus. Parmi les 43 tests notés, 35 sont positifs, 8 mitigés et aucun n'est classé négatif. Une critique supplémentaire apparaît dans le listing sans note au moment de notre relevé.
La différence entre les plateformes mérite néanmoins d'être signalée.
Au moment du relevé, la version PC affiche 85 avec 32 critiques notées, tandis que la version Xbox Series X|S atteint également 85 mais avec seulement 7 évaluations.
Nous retenons donc le 79 de la version PS5 comme Metascore principal, simplement parce qu'il repose sur l'échantillon critique le plus important.
VERDICT NOWGAME · SYNTHÈSE DE LA PRESSE
Une évolution audacieuse qui gagne en spectacle ce qu'elle perd parfois en singularité
Avec Sophia, sa mythologie méditerranéenne et une formule beaucoup plus tournée vers l'action-aventure, Asobo refuse de refaire simplement Innocence ou Requiem. La beauté du monde, la mise en scène, les personnages et les puzzles séduisent largement, mais les combats et cette nouvelle identité plus proche d'Uncharted ou Tomb Raider divisent beaucoup davantage. Resonance reste donc globalement une réussite, mais son 79 traduit bien une réception moins consensuelle qu'il n'y paraît : certains y voient le nouveau départ dont A Plague Tale avait besoin, d'autres regrettent déjà ce qui rendait la saga si différente.